La sexualité dans l’antiquité (1/3)

Ceux qui s’intéressent à la passionnante période qu’est l’Antiquité savent que les gens de cette époque n’étaient pas si différents de nous et que leur monde avait énormément de points communs avec le nôtre et que nous leur devons beaucoup : Guerre, diplomatie, institutions et bien d’autres domaines nous le montrent bien. Il y a néanmoins un thème qui fait un peu exception et ce thème est fort intéressant puisqu’il s’agit de la sexualité. L’idée répandue à ce sujet est que cette époque était celle de orgies où tout était permis. La réalité est beaucoup plus nuancée. Comme nous allons le voir, beaucoup de pratiques qui choquent aujourd’hui étaient alors courantes. Mais (oui, il y a un mais), les interdits étaient également nombreux. L’Antiquité était bien loin d’être une partouze permanente et généralement malheureusement pour les Anciens. Faisons donc un petit voyage dans le temps pour avoir une idée plus précise de quoi il en retournait.
Avez-vous déjà contemplé des vases grecs ? A moins d’avoir été fort distrait, il est impossible de ne pas se rendre compte que la nudité est courante. Les athlètes, par exemple, pratiquent leur sport complètement dénudés, et c’est chose courante dans la Grèce antique à quelques exceptions près. Autres points qui choqueraient de nos jours : La sexualité n’est pas un péché, les gens peuvent se rendre au lupanar (bordel) sans la moindre honte. On trouve d’ailleurs ces endroits utiles, ils dissuadent les jeunes gens de draguer les femmes mariées (en théorie). Encore plus étonnant pour nos contemporains, les Grecs et les Romains n’ont pas de mots pour parler d’hétérosexualité et d’homosexualité. Ils ne font guère la différence et de ce point de vue-là semblent encore bien en avance sur notre époque où, même si les homosexuels gagnent leurs droits petit à petit, la différence est encore clairement marquée selon les préférences sexuelles (et où le terme « bisexuel » n’est guère utilisé). Alors, ce monde antique, un paradis pour la baise ? On pourrait le croire après cette introduction, mais ce n’est en fait pas le cas, il est juste fort différent du nôtre, comme je l’ai dit plus haut.
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