Raspoutine, le plus coquin des moines

Messieurs, qui est votre idole en matière de performances ? Ne jurez-vous que par Rocco Siffredi, l’acteur italien que l’on connaît toutes et tous ? Pour être plus local et contemporain, vous ne manquez aucun film avec Titof, le Petit Prince du X ? Je vous propose pour ma part un petit voyage dans le temps pour aller à la rencontre de leur maître à tous : Raspoutine !
Grigori Iefimovitch Raspoutine est sans doute le moine le plus coquin que l’on connaisse. Son nom est déjà tout un programme puisqu’il signifie « débauché ». Il y a également une autre signification, mais elle est moins amusante alors nous nous en passerons. Sa vie est pleine de mystère, et cela commence par sa date de naissance que l’on situe vers 1869, en pleine Sibérie. Grossier et barbu, ce petit moine parvient néanmoins à s’incruster dans la famille royale grâce à son aura, à son magnétisme et son regard bleu perçant. Son charisme fonctionne particulièrement avec les femmes. Il devient vite le protégé de la tsarine, mais aussi le guérisseur et l’amant de nombreuses femmes de la cour. Il va d’ailleurs lui-même se constituer une sorte de cour personnelle constituée de dames de tout âge et de toute condition. Car Raspoutine a de l’amour à revendre et, d’après la légende, l’instrument qui va bien pour les satisfaire. Celui-ci mesurerait près de 30 centimètres ! Il est momifié (le pénis, pas Raspoutine !) au Musée de l’érotisme de Saint-Pétersbourg.
Est-ce donc par jalousie envers cette bête de sexe que le Prince Ioussoupov et ses sbires l’assassinèrent une nuit de décembre 1916 ? Officiellement, c’est pour des raisons politiques, l’influence du moine étant devenu trop grande au goût de certains, mais sa vie reste si mystérieuse qu’il est permit de douter et de laisser notre imagination fonctionner…



