Sexualité et cancer.

Voilà un sujet délicat et trop peu souvent abordé. Les personnes souffrant de longues maladies, telles que le cancer sont bien souvent confrontées à de terribles baisses de la libido. Sur 100 patients atteints de cancer, 75 souffrent de problèmes sexuels une fois le traitement terminé. Et durant la maladie, ces statistiques flambent.
Si ce facteur était jusqu’alors peu pris en compte par le personnel soignant, qui estimait avoir bien plus important à gérer, à savoir sauver la vie du patient, de plus en plus nombreux sont les médecins qui poussent leurs patients à aborder ce problème. Non seulement parce que le patient n’est plus uniquement traité pour sa maladie mais accompagné psychologiquement ainsi que son entourage proche, mais aussi parce qu’un solide moral aide à la rémission. Un colloque sur la sexualité et le cancer s’est tenu pour la première fois en France en décembre 2007. La baisse de la libido due à une maladie grave touche à la fois le patient et son conjoint et comprend plusieurs causes.
Les causes physiques :
La maladie provoque en effet de nombreux symptômes, fatigue, vomissements, diarrhée et douleurs qui sont difficilement compatibles avec un désir exacerbé.
Les causes psychologiques :
Dans nos cultures, la femme se doit d’être le reflet du désir et de la féminité. Comment se sentir désirable après l’ablation d’un sein ou d’un utérus, la chute de ses cheveux, la perte importante de poids ? Le conjoint peut lui aussi souffrir d’une perte de désir liée à la fois à l’image transformée de sa compagne et à la peur de perdre l’être aimé. Il devient protecteur mais n’est plus capable de la regarder comme une femme. C’est la maladie qu’il voit en la regardant et plus rien d’autre. Chez l’homme, c’est de la recherche de la performance que découle la perte d’appétit sexuel. Comment se sentir à la hauteur de sa compagne ou de son compagnon en pleine force de l’âge, alors que son érection n’est plus aussi belle que lorsqu’il était en pleine santé ? Comment se sentir « mâle » après l’ablation d’un testicule ? Pour le conjoint c’est parfois la peur d’user les ressources nécessaires à la guérison qui freine les élans sexuels. L’angoisse, la tristesse et la dépression provoquées par la gravité de la pathologie sont également un facteur.
Les causes liés au traitement :
Les protocoles très lourds mis en place pour soigner les patients atteints de cancer, ont de tels effets indésirables qu’ils annihilent bien souvent le peu de désir restant. Sécheresse vaginale, douleurs, vomissements et chamboulement hormonal sont légion lors d’une chimiothérapie. Chacun a le droit à une sexualité épanouie, c’est la conclusion à laquelle les 650 participants au Congrès de la Société Française de Psycho-Oncologie est arrivée. Il existe des solutions pouvant pallier à cette baisse de désir, qu’il s’agisse de lubrifiants ou de viagra pour traiter l’irritation des muqueuses ou la perte érectile, ou de chirurgie réparatrice pour reprendre confiance en sa féminité ou sa virilité, ou encore de traitement anti-dépresseur pour diminuer l’angoisse de la perte. Le tout est de ne pas avoir peur d’en parler à votre cancérologue ou votre oncologue, en effet, sur 100 malades seuls 14% ont osé en toucher un mot à leur soignant et à peine la moitié à leur conjoint.






mais aussi de nombreuses façons de pratiquer l’art du sexe, (les préliminaires, l’art de d’embrasser, l’embellissement mutuel…). L’amour d’après Vatsyayana est une pratique ancestrale et naturelle qui ne devrait en aucun cas choquer, mais est au contraire gage d’épanouissement. Le Kâmasûtra est en fait un art de vivre que Vatsyayana nous enseigne dans son livre.



