Poilue or not poilue ?

Je devais avoir une quinzaine d’années lorsque j’ai assisté à une petite dispute dans ma classe entre un copain pas toujours délicat et une fille qui avait pas mal de poils sous les bras. Nous étions en plein été et du coup ça se voyait bien. Mon pote s’était grassement moqué d’elle et comme elle avait du caractère, elle n’avait pas manqué de lui répondre. Est-ce que lui se coupait les poils sous les bras ? Pourquoi devrait-elle le faire ? Ce n’était pas naturel, disait-elle. Je dois admettre que, tout comme mon copain, je ne trouvais pas très joli de voir cette masse de poils sous les bras d’une jeune femme de mon âge.
Par contre, je trouvais ma position tout à fait indéfendable intellectuellement. D’ailleurs, la jeune femme avait fini par dire à mon pote qu’il était victime d’une fausse image véhiculée par la pub, la mode, etc. Je me sentais donc moi aussi « victime ». A cette époque, j’avais déjà souvent l’occasion de regarder les jambes des filles, par contre je n’avais pas encore vu beaucoup de chatte. Je me dis que cette question de pilosité chez les femmes était valable pour plusieurs parties du corps.
Moi qui suis poilu aux bras et aux jambes, je n’ai jamais eu la moindre envie de m’épiler. Pouvais-je donc exiger de mes copines qu’il en aille autrement pour elles ? Pouvais-je même concentrer mon attention de mâle en rut sur des demoiselles aux aisselles vierges sans me sentir coupable ? Cette question ne m’a jamais trop perturbée finalement car toutes les jeunes femmes avec lesquelles j’ai eu de tendres rapports s’épilaient sous les bras. Pas forcément tous les jours, bien sûr, mais du moins assez pour ne pas y avoir une forêt vierge.
C’est plus ou moins pareil pour les jambes. J’ai vu des femmes d’un certain âge avec une pilosité sur les jambes qui aurait fait rougir de honte certains de mes amis, mais rien de telle chez les jeunes filles. Restait seulement la question de la chatte…





