Nymphomanie et Satyrisme.

Nymphomania (de Nymphe jeune fille en âge d’être mariée et Mania qui signifie excitation) et Satyriasis (de Satyre, divinité grecque incarnant la force vitale de la nature) sont les deux termes médicaux à définissant l’hypersexualité ou « désir excessif » comme il est à présent nommé chez la femme et chez l’homme.
Si l’on considère qu’une activité sexuelle intense est plutôt saine pour le corps comme pour l’esprit, lorsque l’on sait que la libido est variante d’un individu à l’autre, à quel moment estime-t-on que nos pulsions sexuelles relèvent d’une pathologique ?
Comme toute dépendance, c’est dès lors que des conséquences sur la vie sociale interviennent, qu’une agressivité est associée, que l’on considère qu’il y a hypersexualité ou « désir excessif ». Toute la vie tourne autour du besoin d’assouvissement du désir sexuel, au point que plus aucune autre priorité de la vie quotidienne n’a sa place. La privation, même courte, de sexualité crée une souffrance terrible, tel un drogué privé de sa dose, l’hypersexuel souffrira mille morts.
Chez la femme, la nymphomanie peut être liée à des dérèglements endocriniens mais lorsque toute pathologie physique est éliminée, l’hypothèse d’un traumatisme sexuel refoulé doit être explorée.
Chez l’homme, une hypertestostéromémie est parfois détectée, il peut également parfois s’agir d’une dépression maniaque qui provoque dans les phases d’excitation une hypersexualité, des troubles du sommeil et parfois même des phases délirantes.




