Les troubles du plaisir féminin : l’anorgasmie.

Il arrive à certaines femmes de ne pas arriver à prendre de plaisir sexuel, quel que soit leur partenaire. Cette situtaion est bien sûr très dure à vivre pour elles. Tentons de répondre à leurs questions légitimes…
Des troubles du plaisir d’ampleur variée
Les situations suivantes peuvent ainsi se présenter. La femme n’est pas émue par les caresses sur son corps, qui ne déclenchent pas les phénomènes de l’excitation sexuelle. Parfois elles provoquent une tension musculaire plus qu’une détente. L’étape des caresses sur le corps se déroule bien mais les caresses sexuelles ne sont pas agréables, pas excitantes, voire répugnantes. Ou encore les étapes précédentes se passent bien et malgré tout l’orgasme ne se déclenche pas. On parle alors d’anorgasmie.
Qu’est-ce que l’anorgasmie ?
L’anorgasmie est l’absence d’orgasme, le désir étant conservé. Cette pathologie souvent attribuée exclusivement à la femme se rencontre également chez l’homme mais de façon plus rare. L’anorgasmie est dite primaire si cette absence d’orgasme existe depuis toujours. Si elle survient après une période normale de connaissance de l’orgasme, elle est alors dite secondaire. Elle peut être totale, c’est-à -dire aussi bien vaginale que clitoridienne, ou partielle, c’est-à -dire uniquement clitoridienne ou uniquement vaginale. Une femme qui se plaint d’anorgasmie peut avoir beaucoup de désir ou d’excitation durant l’acte sexuel ou la masturbation, mais sans jamais atteindre l’orgasme. Une femme souffrant de frigidité est également anorgasmique, alors qu’une femme anorgasmique n’est pas forcément frigide.
Quelles sont les solutions ?
Le plus souvent ce trouble est en lien avec des conflits intra-psychiques. Une psychothérapie est alors indiquée. Outre la prise en charge psychiatrique, on assiste aujourd’hui à un engouement scientifique pour la mise au point de traitement médicamenteux. Cherchant à disposer d’un pendant féminin aux inducteurs d’érection, plusieurs essais ont rapporté des résultats plus ou moins satisfaisant concernant les mêmes produits que pour l’homme, des patchs à la testostérone ou d’autres hormones (de la DHEA à des composés plus novateurs comme le PT-141 censé réveiller les ardeurs sexuelles des souris, du moins, pour le moment…). Posez vous les bonnes questions. Comment savoir où se situe le problème ? Les conditions érotiques sont-elles satisfaisantes ? Prenez beaucoup de temps pour les préliminaires avant l’acte sexuel.
Rappelez-vous que la sexualité est une activité ludique qui ne peut s’effectuer dans la contrainte. N’acceptez pas de votre partenaire des jeux érotiques qui vous déplaisent. Consultez un sexologue, il vous donnera son avis et pourra vous aider à créer ou recréer les conditions d’une sexualité satisfaisante. Un événement marque parfois le début du trouble : une naissance, un deuil, un bouleversement dans la vie quotidienne, etc.
Ce passage a sans doute chamboulé quelques choses en vous. Si l’harmonie sexuelle n’est plus au rendez-vous, il faut réinventer la sexualité avec ce que vous êtes devenue.Quoi qu’il en soit, soyez assurée du fait que ce problème n’est pas une fatalité et que pris en charge efficacement, il est tout à fait possible de le régleret de trouver (ou retrouver) une sexualité satisfaisante.









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