navigateur non reconnu
Le forum de Miss Clito

La sexualité dans l’antiquité (3/3)

27 octobre 2008Articles

Est-ce que j’ai des lectrices et des lecteurs romantiques ? Je pose la question parce que l’amour à l’époque, c’est mal vu. Un citoyen romain amoureux est un faible, il devient moralement esclave de la femme supposée être inférieure, il n’est plus maître de lui. Ah, vous le voyez, l’Antiquité, ce n’est pas si réjouissant qu’on peut le penser. Et dont le rôle est clairement de procréer, d’assurance la descendance… Du coup, une femme infidèle commet un crime horrible car elle perturbe la lignée et peut être liquidée par son . Il faut dire que la contraception à l’époque n’est pas très au point. Des médecins conseillent de se laver le vagin après l’amour pour ne pas tomber enceinte. Autant dire que les « accidents » étaient fréquents. Ces dames se font pénétrer en gardant un vêtement, car la nudité totale est réservée aux femmes de mauvaise vie.

Là encore, on peut supposer qu’il y avait des écarts, mais il ne fallait pas que ça se sache. D’autant plus qu’à l’époque, il n’y avait guère d’intimité. Les cités antiques sont petites, les ragots se diffusent très rapidement. La sexualité dans l'antiquitéDans les grandes maisons, des esclaves dorment dans la même chambre que les maîtres et peuvent ainsi voir tout ce qui s’y passe et le raconter. Enfin, les mariages sont très souvent arrangés et ont des intérêts économiques, stratégiques (pour rapprocher deux familles), et le sentimental passe au second plan. Citons encore quelques bizarreries. L’usage veut que les attouchements osés se fassent de la main gauche et seuls les jeunes mariés peuvent copuler en plein jour. Les autres doivent le faire la nuit.

De nos jours, il y a un grand tabou quant à l’âge des partenaires. Il n’en va pas de même chez les Grecs de l’Antiquité. Chez eux, la pédérastie est une relation saine où un expérimenté initie un adolescent encore imberbe. Cette pratique n’est pas encensée chez les Romains. Néanmoins, il est courant que des jeunes garçons soient présents dans les banquets pour le plaisir des hôtes. Il faut néanmoins rappeler que dans la Rome antique, l’espérance de vie est à moins de 30 ans et que l’âge légal pour le est de 12 ans pour les filles et de 14 pour les garçons, ce qui peut permettre de relativiser un peu.

Pour noircir définitivement le tableau, ajoutons qu’une personne trop portée sur la chose n’est pas bien vue. Elle est esclave de ses désirs, de ses envies, de ses sens, il n’est pas maître de lui-même. Un qui collectionne les conquêtes est en fait vu comme un efféminé ! De plus, avant le christianisme déjà, les mœurs vont évoluer et se mettre à ressembler un peu plus aux nôtres. C’est la fin de ce monde antique qui peut nous paraître si exotique du point de vue de la sexualité !

Cliquez ici pour voir


Cliquez ici pour envoyer cet article à vos amies

Mots-clés : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 Ajouter ou lire un commentaire (commentaires publiés pour cet article : 0)

La sexualité dans l’antiquité (2/3)

26 octobre 2008Articles

Une petite pensée pour les dames, tout d’abord, qui sont fort nombreuses à lire ce blog. Votre plaisir n’a pas la moindre importance à l’époque. C’est le plaisir masculin qui compte. Les femmes sont au service du plaisir masculin, elles sont dominées par les mâles. Nous verrons quelques exceptions à cela mais le tableau est déjà moins réjouissant. Une conséquence parmi d’autre est que, si la fellation est fort populaire dans le monde antique, qu’en est-il du cunnilingus ? La sexualité dans l'antiquitéLa réponse est simple, c’est très mal vu, car l’ se met au service de la femme et se concentre principalement sur le plaisir de celle-ci. En tant que grand de cunnilingus, sachez Mesdames que scandalisé comme vous, mais je ne doute pas que des nobles citoyens romains partageaient ma pour la chose et brisaient les tabous en secret. Vous verrez toutefois qu’il fallait néanmoins être très prudent.

Peut-être vous dites-vous en me lisant que mes explications ne tiennent pas la route. En effet, l’homosexualité n’est pas mal vue mais un mâle ne doit pas être dominé ? Ce n’est pas logique ! Vous avez en partie raison. C’est que je n’ai pas encore abordé la question fondamentale de la hiérarchie sociale. Pour parler clairement, un citoyen romain peut fréquenter des prostitués mâles, se taper ses esclaves mâles, sodomiser ses mignons tant qu’il veut, ça ne pose pas le moindre problème. Il est leur supérieur dans la société romaine, il peut les enculer. C’est trash, mais c’est comme ça ! Par contre, les relations entre citoyens romains mâles sont interdites parce qu’ils sont du même niveau social. Comme à notre époque, les interdits sont fréquemment brisés. Nous avons des exemples qui finissent avec un coup de glaive en travers des fautifs. A l’époque, on ne rigole pas !

Suite et fin de l’article demain…

Cliquez ici pour voir


Cliquez ici pour envoyer cet article à vos amies

Mots-clés : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 Ajouter ou lire un commentaire (commentaires publiés pour cet article : 0)

La sexualité dans l’antiquité (1/3)

25 octobre 2008Articles

Ceux qui s’intéressent à la passionnante période qu’est l’Antiquité savent que les gens de cette époque n’étaient pas si différents de nous et que leur monde avait énormément de points communs avec le nôtre et que nous leur devons beaucoup : Guerre, diplomatie, institutions et bien d’autres domaines nous le montrent bien. Il y a néanmoins un thème qui fait un peu exception et ce thème est fort intéressant puisqu’il s’agit de la sexualité. L’idée répandue à ce sujet est que cette époque était celle de orgies où tout était permis. La réalité est beaucoup plus nuancée. Comme nous allons le voir, beaucoup de pratiques qui choquent aujourd’hui étaient alors courantes. Mais (oui, il y a un mais), les interdits étaient également nombreux. L’Antiquité était bien loin d’être une partouze permanente et généralement malheureusement pour les Anciens. Faisons donc un petit voyage dans le temps pour avoir une idée plus précise de quoi il en retournait.La sexualite dans l'antiquité

Avez-vous déjà contemplé des vases grecs ? A moins d’avoir été fort distrait, il est impossible de ne pas se rendre compte que la nudité est courante. Les athlètes, par exemple, pratiquent leur sport complètement dénudés, et c’est chose courante dans la Grèce antique à quelques exceptions près. Autres points qui choqueraient de nos jours : La sexualité n’est pas un péché, les gens peuvent se rendre au lupanar (bordel) sans la moindre honte. On trouve d’ailleurs ces endroits utiles, ils dissuadent les jeunes gens de les femmes es (en théorie). Encore plus étonnant pour nos contemporains, les Grecs et les Romains n’ont pas de mots pour parler d’hétérosexualité et d’homosexualité. Ils ne font guère la différence et de ce point de vue-là semblent encore bien en avance sur notre époque où, même si les homosexuels gagnent leurs droits petit à petit, la différence est encore clairement marquée selon les préférences sexuelles (et où le terme « bisexuel » n’est guère utilisé). Alors, ce monde antique, un paradis pour la baise ? On pourrait le croire après cette introduction, mais ce n’est en fait pas le cas, il est juste fort différent du nôtre, comme je l’ai dit plus haut.

Suite de l’article demain…

Cliquez ici pour voir


Cliquez ici pour envoyer cet article à vos amies

Mots-clés : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 Ajouter ou lire un commentaire (commentaires publiés pour cet article : 2)
Seb : merci beaucoup!... (lire la suite)


Lili Nuteline : voilà un article fort bien mené seb !... (lire la suite)