Nous l’avons vu précédemment, les méthodes naturelles si elles sont séduisantes ne sont que faiblement efficaces et souvent bien contraignantes, et si nos mères se sont battues et ont obtenu le droit à une contraception moderne ce n’est pas pour rien. L’évolution de la médecine a depuis permis la mise sur le marché de nombreuses sortes de contraception.
Le préservatif :
Nul besoin de vous présenter cette bonne vieille capote que j’aurais quasiment pu placer dans mon premier article tant son usage est vieux comme le monde ! Mais son utilisation en tant que moyen contraceptif est assez peu répandue (25 %), sans doute est-ce du au fait que les études faites sur le sujet concernent plus des personnes en couple que des célibataires. 
La pilule :
Le plus connu et le plus répandu (40% des femmes l’utilisent) des moyens de contraception mis à notre disposition est aussi le plus controversée. On l’accuse de tous les maux, prise de poids, cancer du sein, stérilité, mais il s’agit bien souvent d’idées reçues et non motivées. Il en existe de nombreuses sortes (on pourrait vous en faire un article de cinq pages !), micro-dosées, séquentielles ou combinées, c’est votre gynécologue qui vous prescrira la plus adaptée. Sa fiabilité est de 99 % si l’on respecte bien le mode d’administration.
L’implant contraceptif :
Efficace à plus de 99,5 %, l’implant est encore assez méconnu donc peu utilisé. Il s’agit là pourtant d’une grande avancée pour les femmes, mais il n’est prescrit que depuis 2001 en France. Inséré à l’aide d’une aiguille dans le bras ce petit tube très fin distillera durant trois ans un progestatif. Très indiqué pour les femmes ne supportant pas la pilule, malheureusement il perturbe les cycles menstruels d’une femme sur deux, soit en diminuant ou supprimant les règles pour les chanceuse, soit au contraire en les augmentant et ce, de façon irrégulière.
Le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin):
Le stérilet a pour but d’empêcher la nidation de l’ovule. Son efficacité n’est que légèrement moindre par rapport à la pilule (98 %) et permet une tranquillité d’esprit importante puisqu’il n’y a pas besoin de s’en soucier quotidiennement. Son avantage par rapport à une contraception orale, est bien évidemment qu’il n’entraîne pas de risques cardio-vasculaires. Cependant on le déconseillera aux femmes ayant des règles très abondantes, ou aux femmes ayant une allergie au cuivre.
Le stérilet hormonal ou SIU :
Entre pilule et stérilet en cuivre, cette contraception est encore assez peu répandue car son coût est relativement élevé par rapport au stérilet classique. De plus, il est bien moins toléré.
Le diaphragme :
Il s’agit d’une coupelle en latex que l’on place au fond du vagin avant chaque rapport sexuel. Il agit comme une barrière et empêche les spermatozoïdes de parvenir jusqu’à l’utérus. Votre gynécologue prendra vos mensurations les plus intimes (et oui !) afin de vous prescrire le diaphragme adapté en taille. Le diaphragme ne suffisant pas seul, il vous faudra ajouter un gel spermicide. Il est également indispensable de le conserver durant 8 heures après les relations sexuelles et de ne jamais le conserver plus de 24 heures. Outre le côté tue-l’amour de cet instrument, l’efficacité peut s’avérer plus que réduite pour peu qu’il soit mal installé ou que vous utilisez un lubrifiant qui ne soit pas à base d’eau.
Les spermicides :
En gel ou en crème, en éponges ou en ovules, les spermicides ont pour but de détruire les spermatozoïdes. On applique la crème ou le gel juste avant le rapport sexuel. Les taux d’échec en cas d’une utilisation parfaitement maîtrisée sont de 5 %. Il est donc préférable de ne les utiliser qu’en complément du diaphragme.
La cape cervicale :
C’est une sorte de capuchon à usage unique qui couvre le col de l’utérus et doit être utilisée avec un spermicide. Là encore, votre praticien prendra vos mensurations pour vous indiquer la cape adaptée. On la met en place (après avoir appris le tour de main avec une sage-femme ou un gynécologue) juste avant les rapports sexuels et on ne peut l’utiliser durant les règles. Avec seulement 80 % de fiabilité, la cape est assez peu utilisée.
Les contraceptifs injectables :
Il en existe deux sortes. Les CIC (Contraceptifs Injectables Combinés) nécessitent une injection mensuelle dans le bras ou la fesse de la femme. Les contraceptifs injectables progestatifs eux ne requièrent qu’une injection tous les deux ou trois mois. Leur action est identique à une pilule orale.
N’oubliez pas qu’il s’agit là uniquement de contraceptifs et qu’aucun d’entre eux, à l’exception du préservatif, ne vous protégera contre les Maladies Sexuellement Transmissibles…
